LES ROSEAUX

Aux petites heures du matin
Il y avait des jeunes filles
Avec de petits airs enfantins
Elles se penchaient doucement sur líeau
Avec un rien dans les yeux qui brille
Leur taille mince comme roseau

Et toujours elles étaient contentes
Aux heures folles de la journée
Díentendre les garçons qui se vantent
Les coeurs comme roseaux se balancent
Au souffle des paroles fredonnées
Toujours se préparent pour la danse

Aux heures violettes du soir
Elles ne cessent de les narguer
Eux de leur promettre de bons soirs
Mais à la nuit à líheure indécise
Les roseaux ont fini par céder
Sur líétang passe une douce brise

Mais pour moi la nuit aux heures blanches
A líheure où les pensées vagabondent
Une jeune fille droite sur ses hanches
Peut-être peut-être míattend
Oh ma peine ma peine est profonde
Une brise passe sur líétang